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Montagnes russes émotionnelles

Madeleine Wéra-Bussière / Coaching santé  / Montagnes russes émotionnelles

Montagnes russes émotionnelles

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Les jours encore moins. La semaine qui vient de se terminer a été difficile pour moi.  Ma vie d’entrepreneur est formée de véritables montagnes russes! Vous pouvez certainement vous l’imaginer, même si vous n’êtes pas en affaires. On vit tous des hauts et des bas émotionnels.

Vous êtes occupé, voulez ce qu’il y a de mieux pour tous les gens autour de vous. Vos clients sont choyés, vos enfants chouchoutés, votre patron honoré de tout le temps que vous mettez à vos tâches.Mais à force de donner de votre précieuse énergie et de rouler sur la voie rapide, vos réserves se vident, doucement. Et lorsque vient la courbe descendante de la montagne russe, votre cœur a de la difficulté à tenir bon. 

C’est ce qui m’est arrivé la semaine dernière. La pente m’a paru bien raide et je ne voyais pas la fin de la courbe. Est-ce que j’allais tomber dans le vide à l’infini, m’écraser au sol ou allais-je reprendre de l’altitude, retrouver mon élan, mon inspiration et ma confiance? Parce que cette dernière est bien difficile à garder quand on a les pieds dans le vide.

J’ai de la chance. J’ai un réseau. Des ressources. Des oreilles ouvertes et patientes. Des collègues en or. Un chum extraordinaire.

On passe tous par ces moments difficiles pour des raisons différentes. On a des défis à notre mesure, des objectifs parfois très élevés. Et quand on se sent les épaules lourdes et les jambes faiblir, c’est difficile de tenir nos bonnes habitudes. On a tendance à vouloir tout laisser tomber, que ce ne soit que quelques heures. Ça dure parfois quelques jours.

La position du fœtus nous semble la plus confortable, les chansons tristes tellement parlantes et la mal bouffe hyper attrayante. En fait, rien d’autre ne nous semble accessible. On est dans un état débilitant et on le vit à fond.

Quand la vie roule et qu’on ne pense pas pouvoir l’arrêter ou la faire ralentir, il faut aller chercher de l’aide. Vous avez peut-être besoin d’un coaching pour vous guider à changer vos habitudes pour de bons et à défier avec force et bravoure les montagnes à escalader?

Quand je me posais pour comprendre ce qui se passait en moi cette semaine, j’avais le mot ce mot, communauté, qui revenait. En fait, je l’entends depuis déjà un mois, mais le laissait aller. S’il continue de cogner à mon oreille, c’est qu’il doit être entendu.

Dans la vie, pour se réaliser, on a besoin d’un village. On est des bêtes grégaires. Il nous faut un dentiste, un médecin, un électricien, une notaire, une massothérapeute, un psychologue, un coach de vie. Il nous faut un ami qui nous fasse rire, une qui nous écoute, l’autre qui nous remet à notre place, qui nous tire de notre zone de confort, un autre avec qui pleurer, ou parler de politique ou de philosophie. Toutes ces personnes ont leur rôle à jouer dans notre vie, leur espace particulier. Ils forment notre village, notre grande famille. En affaires. Et pour le plaisir. Chacun y apporte son grain de sel.

Toutefois, ils ne partagent pas tous nos valeurs, nos rêves et vision pour nous-même ou pour la société.

Placer la santé au centre de votre vie en vous offrant ce qu’il y a de mieux risque d’en choquer quelques-uns. Se respecter au point de refuser poliment ce qu’on nous offre à manger parce que ça provoque en nous des effets négatifs qu’on ne veut plus vivre prend du courage. Et ça peut être mal perçu. 

On vit dans une société où il faut dire oui. Oui au nouveau mandat du patron même si on ne voit pas quand on pourra le remplir pendant nos heures de bureau. Oui aux enfants qui veulent faire une autre activité, ce qui vous fait courir une troisième soirée de semaine. Oui à la voisine qui vous invite à un barbecue aux hot dog – du pain blanc, des “saucisses” pleines de conservateurs chimiques et vides de nutriments – alors que vous venez tout juste de commencer à changer votre alimentation pour diminuer l’inflammation qui vous fait souffrir.

Il faut du courage pour se respecter. Pour être la meilleure version de soi. Pour être tout court.

La santé, pour moi, c’est plus que faire (des actions, régimes, achats santé), ou avoir (les connaissances, les meilleurs instruments de cuisine), c’est être. Il faut d’ailleurs être avant de penser avoir.

Être en équilibre, en recherche d’équilibre, en déséquilibre, en quête de plus grand, de mieux, de moins aussi, de simplicité, d’authenticité, de vrai. Être la santé dans toutes les sphères de sa vie.

Être, c’est vivre, pleinement, sans se limiter. C’est s’offrir ce qu’il y a de mieux. C’est se mettre au centre de sa vie, se nourrir pleinement pour rayonner, se dépasser, s’accomplir.

C’est avoir le courage de mettre l’ego de côté, de laisser aller les jugements qui nous traverse l’esprit, de faire rebondir ceux qui nous sont destinés et de se mettre au premier plan.

C’est aussi avoir le courage d’aller chercher de l’aide, du support, une oreille ouverte qui puisse vous garder sur le chemin que vous désirez prendre, une communauté qui partage vos valeurs.

En étant attaché solidement à ce que vous êtes et désirez devenir, les montagnes russes seront plus douces et vous saurez qu’il y aura toujours quelqu’un à quelques wagons devant vous qui est en haut de la pente et prêt à vous tendre la main lorsque vous serez en pleine descente.

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